Colis postaux officiels
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Colis postaux officiels - Officiele postcolli destinés tant au Congo qu'au Ruanda-Urundi.
Qui peut définir "Colis postal officiel"?
Qui peut donner vie à ces timbres qui ont été oblitérés dans des bureaux de poste. On rencontre l'oblitération Boma 23.11.1950; Léopoldville G G 18.04.1958; Port-Francqui 11.06.1960.
Je ne les ai jamais vu sur document et ne connais aucun arrêté leur donnant cours.

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Existent : 1 F, 2 F, 5 F, 10 F, 20 F, 28 F, 41 F, 50 F, 82 F, 100 F
Voici les feuilles complètes
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Boma 23.11.1950

On peut lire dans Belgian Congo Study Circle n°38 p.18-19 un article de O. Cooremans:

La compétence des services postaux du Congo belge s'étendait également aux deux territoires sous mandat du Ruanda et de l'Urundi. Ce vaste territoire était desservi par un important réseau de transport de surface, à la fois par terre et par eau, ainsi que par les services aériens de la Sabena.

Les services postaux ont assumé les services imposés par la Convention de l'UPU, qui comprenait le transport de colis pesant jusqu'à 20 kg. (En Belgique, ce service n'est pas assuré par la Poste, mais par les Chemins de fer belges).

Les deux éléments, l'infrastructure de transport bien développée et la pleine utilisation des possibilités offertes par les règlements de l'UPU, ont contribué à un échange très fructueux de colis postaux. Les frais d'acceptation, d'expédition, de transport, de conservation et de distribution des colis expédiés par les services officiels de la colonie et des territoires sous mandat étaient entièrement pris en charge par le budget de la poste congolaise.

L'évolution favorable de l'économie dans les années cinquante, due entre autres au Plan décennal de développement économique et social du Congo belge, a encore influencé le volume des colis transportés, y compris les colis officiels. Le budget des services postaux est ainsi de plus en plus grevé par ce trafic; c'est l'élément qui a donné lieu à la recherche d'un moyen de faire assumer à chaque service officiel la responsabilité financière du transport des paquets qu'il a confiés au service postal.

Enfin, un système a été choisi, basé sur l'utilisation d'étiquettes représentant des valeurs nominales correspondant aux tarifs de transport des colis postaux. Ces étiquettes doivent être appliquées pour servir, fictivement, au paiement du transport. En tant que tels, elles ont été apposées sur les formulaires de transport. La redistribution des charges budgétaires pour les colis officiels transportés par le service postal résulte de la valeur des étiquettes utilisées par chaque service officiel déduite de son budget annuel.

Les étiquettes de colis postaux n'étaient donc pas vraiment des timbres au sens strict du terme, mais des étiquettes sur lesquelles une certaine valeur nominale était imprimée pour éviter, aussi simplement que possible, des règlements monétaires ou une comptabilité compliquée. Chaque service est devenu financièrement responsable des services rendus en son nom par les services postaux.

Il y avait apparemment une exception à ce système, à savoir les colis envoyés par ou pour les services d'information et contenant des films éducatifs destinés à être diffusés dans des programmes au profit de la population autochtone.